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20 juin 2016

Débats avec l'Humanité.fr en direct du Parlement européen - Patrick LE HYARIC

- Travail, économie : l'Europe libérale doit changer
" Au moment où la Commission européenne encourage le gouvernement français à imposer la loi travail, trois députés européens - Ernest Urtasun, Guillaume Balas et Patrick Le Hyaric - ouvrent de nouvelles pistes pour échapper au dogme libéral et anti-social défendu par les dirigeants européens. "

 
- L'Europe au péril du Brexit
" Le 23 juin, le Royaume-Uni votera pour son maintien ou sa sortie de l'Union européenne. C'est la première fois qu'un pays, membre historique de la construction européenne, remet en cause son appartenance à l'Europe en demandant aux électeurs de trancher. Trois députés européens - Isabelle Thomas, Karima Delli et Patrick Le Hyaric - débattent des enjeux de ce scrutin crucial pour l'avenir de l'Europe. "

Compte-rendu de la réunion du Parlement européen du 6 au 9 juin 2016 - Patrick LE HYARIC

Je mets à votre disposition le compte-rendu de la réunion du Parlement européen qui s'est tenue du 6 au 9 juin 2016 à Strasbourg. Vous y trouverez les éléments qui ont été discutés et votés lors de cette réunion : 

- La Commission propose d'étendre aux pays africains l'accord avec la Turquie sur les migrations
- Contre les pratiques déloyales dans l'agroalimentaire
- Coopération dans le domaine des régimes matrimoniaux
- L'évitement fiscal
> - Perturbateurs endocriniens
> - Approbation de la Commission d'enquête sur les Panama Papers
> - Programme de restitution de la CIA
> - Plus de solidarité pour la Tunisie mais pas aux conditions du FMI
> - Pour de nouveaux instruments de défense commercial

Lire le compte-rendu de session

Contre l'insécurité sociale, une vraie loi travail ! Patrick LE HYARIC

Nous avons donc raison ! La semaine dernière, trois économistes du département de la recherche du Fonds Monétaire International ont sévèrement contesté les purges néolibérales à l’œuvre depuis la fin des années 80. L’ouverture des marchés de capitaux, disent-ils, ont considérablement augmenté les risques de crise financière au lieu de les diminuer. Les politiques d’austérité ont comprimé la demande et freiné l’activité. Bref, elles ont provoqué une insécurité économique et sociale.
 
Dans la foulée, un rapport de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques s’alarme de la montée des inégalités et incrimine une politique démesurément obsédée par « la baisse du coût du travail », c’est à dire par la pressurisation des salaires.
 
Leurs mots sont choisis, soupesés, pour acter la défaite d’une stratégie de destruction des modèles sociaux qui laisse libre court à la terrible « main invisible » du marché…capitaliste. Les mouvements sociaux qui ébranlent les pays européens et singulièrement la France, auront fini de persuader ces apprentis sorciers à la fois de l’inefficacité économique des mesures imposées et des risques que fait courir leur cruauté sociale. Les économistes du Fonds Monétaire international donnent un nom au système qu’ils critiquent : Le néo-libéralisme. C’est nouveau de leur part !
 
Le gouvernement devrait donc d’urgence tirer les leçons des impasses meurtrières de l’austérité et des déréglementations. En organisant un meeting pour critiquer les amendements de la droite sénatoriale à la loi de précarisation du travail, il ne rend pas plus présentable et acceptable son propre projet. Plus vite le pouvoir tournera le dos à cette doxa néolibérale inscrite dans tous les textes de recommandations des institutions européennes, mieux cela vaudra pour tout le monde et pour le pays.
 
Dans ses dernières recommandations toxiques, la Commission de Bruxelles appelle sans ambages à « donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique ». Elle souhaite également que « les dérogations par rapport aux accords de branche et aux dispositions légales générales sur l’emploi [soient] facilitées à travers la signature d’accords d’entreprise. » C’est toute la philosophie de l’article 2 de la loi Valls qui a été traduite de la novlangue bruxelloise contaminée par les certitudes néolibérales.
 
Les intérêts protégés du capital par des institutions politiques et financières, la conception d’un monde régit par les bourses et ceux qui en détiennent les cordons, empêchent nos sociétés de se projeter dans un projet moderne en accord avec les métamorphoses de notre époque qui demandent des citoyens et des travailleurs toujours mieux formés et mieux rémunérés.